Stocks
Calculer son coût de revient industriel sans se tromper
Matière, main d'œuvre, charges indirectes et rebuts : la méthode complète pour connaître la marge réelle de chaque produit fabriqué.
Rédaction LFG PRO 9 min de lecture
Un coût de revient faux, c'est une marge fausse. Dans l'industrie, l'erreur classique consiste à ne retenir que le coût matière et à oublier la main d'œuvre, les rebuts et les charges d'atelier.
Les quatre composantes à additionner
- Matières premières consommées, valorisées au coût moyen pondéré réel.
- Main d'œuvre directe : temps passé × taux horaire chargé.
- Charges indirectes d'atelier réparties par unité d'œuvre (heure machine, lot).
- Rebuts et pertes de production, intégrés au coût des pièces conformes.
Pourquoi la nomenclature est le point de départ
La nomenclature (BOM) décrit ce qui entre dans chaque produit. Multi-niveaux, elle permet de cumuler le coût des semi-finis dans celui du produit fini, et de recalculer automatiquement l'ensemble lorsque le prix d'une matière change.
Du coût de revient au prix de vente
| Poste | Montant / pièce |
|---|---|
| Matières consommées | 18,400 DT |
| Main d'œuvre directe | 6,250 DT |
| Charges d'atelier | 3,100 DT |
| Rebuts (2 %) | 0,555 DT |
| Coût de revient | 28,305 DT |
Dans LFG PRO, chaque ordre de fabrication consomme la matière, enregistre le temps et valorise l'entrée en stock de produits finis au coût réel calculé — la marge affichée sur la facture est donc la marge réelle.